J'attaque ma troisième semaine d'arrêt maladie, ce qui me vaut d'écrire ce post sans regarder le clavier (pas forcément facile... surtout quand on a oublié ses cours... qui datent d'il y a plus de 10 ans, mais ça, c'est une autre histoire). Chaque jour qui passe, je me sens de plus en plus coupée du monde, désocialisée. En dehors du kiné et de mon médecin généraliste, mes sorties sont rares, et fatigantes. Alors, du haut de mon balcon, je contemple ma ville... je suis en train de perdre l'habitude de voir des gens, je suis... "en retrait". Et ma vision de la vie, des relations humaines, se modifie insensiblement... Et se remodifiera sûrement à l'inverse, quand je reprendrai une vie "normale".
Alors, du haut de mon balcon, je pense à ces empereurs chinois qui menaient un pays immense, isolés de leur peuple, dans un palais centre du monde. Quelle vision distordue pouvaient-ils bien avoir ? Quel empereur, quel roi, avait alors le courage de se mêler à l'histoire des rues et de prendre, incognito, le pouls de son peuple ?
mardi 2 février 2010
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